Sunday, February 17, 2008

Hommage à Paques

Il est des hommes doux commes des agneaux d'un blanc immaculé
Que l'on croquerait entourés d'un ruban soigné
Tronant au centre d'un buffet
Leur sexe bien dressé

Ces hommes au fesses en chocolat marbré
Que les caresses d'une langue fait frémir excités
Deux oeufs que l'on aime tant serrer
Tandis que leur queue se frotte contre votre minou rosé

Quelques gouttes de vin sacré
Se blottisent dans mes seins nacrés
Quand je songe au festin de volupté
de nos corps enfin conviés

L'agneau que je fais rôtir dans le secret
Sera-t'il à point pour cette orgie sacrée ?
Petit poussin jaune ne soit pas effrayé
Je me ferai loup et amante pour mieux te dévorer.

Saturday, February 16, 2008

Réminiscence


Une histoire née en février,
et morte le jour de la saint valentin.
Elle renait des cendres pour vriller,
Une fois déliée de son humour enfantin.

Deux corps en hiver,
Deux corps en jachère,
Deux coeurs qui s'aimèrent,
Deux coeurs qui pleurèrent,

Trois coups ont sonnés,
Trois coups vite tirés,
Trois jouissances sont nées,
Trois jours et puis virés.



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Tuesday, October 24, 2006

Comme l'an

Douce musique par mon coeur chaviré,
Un sourire, un regard, et tout s'enflammait.
Militaire est l'homme, qui au deuxième regard,
A saisit ma langue assoifée, sans un retard.

Calins contre calins, sexe contre sexe,
Nos gourmandises s'unissaient, débauche de prouesses.
Nichés, oubliés, nos érotismes se dévoilaient.
Sucés, baisés, nos corps s'envolaient.

C'est avec pudeur que je vous conte nos ébats,
Parce qu'il est des douceurs qu'on ne partage pas.
Tantôt gaie, tantôt lascive, tandis que je me colle contre ton dos.
Oh toi l'homme à la peau si douce et qui s'ignore si beau.

Amants secrets, Amants d'un soir,
Mes perles nacrées et ton gourdin d'ébène noir.
A chaque soupir, ton coup de rein me grise.
Notre avenir, souhaitons que la passion encore s'attise.

Pourquoi ne pas atteindre un firmament,
Par peur de décevoir et dans la banalité choir ?
Nos coeurs blessés ont perdu le chemin de l'amour.
Croire au père noël, commes des enfants,
Pour que ce détour, à nos tristesses donne un sens, sans espoir,
Il n'est de plaisirs partagés dans l'innocence, à notre tour,
Vengeons-nous, en se délectant de cette victoire d'un jour.

Le canapé

Ce soir, je dormirai blottie sur mon canapé,
Parce que ton passage, a enbaumé mon lit bien-aimé,
Je m'y allonge, soumise à ton désir,
Et l'abandonne, quand tu le vides de ta tendresse.

Cette nuit, j'ai expirée tremblante sous tes baisers.
Parce ton hommage, m'a extasiée, pétrie dans mon intimité,
J'y songe, trop sage, abusée par le plaisir,
Et je te donnes, mes impressions de pécheresse.

Ce matin, je soupirerai grisée après avoir bien baisé.
Parce qu'il n'est d'ombrage, à aimer la saveur de ton bois dressé,
Je me ferais mensonge, en t'imaginant ne pas fuir,
Et je m'adonne, à un jeu qu'on ne peut jouer qu'à deux dans l'ivresse.

Ce jour, je n'oublierai, inscrit dans la mémoire de mon canapé,
Parce qu'il est ancrage, ton corps de ma bouche j'ai consommé,
Nos tétons sensuellement bécottés dans une envolée de soupirs.
Et je m'étonne, coquine, à te supplier de ne plus te perdre à chercher mon adresse.

Sunday, October 15, 2006

Soupir de femme


Embrasse mes lèvres, carresse ma chevelure,
Parcours mon cou de tes doigts agiles,
Frolle la pointe de mes seins pour qu'ils soient si durs,
que je ressente la chaleur de ton désir fragile,
Souffle sur mes joues pourpres de bien-être,
Joue de ta langue sur le bout de ma sensualité,
Frotte ta rigidité que je sens déjà naître,
Et croître au bas de mon ventre, contre ma timidité.
Agrippe mes hanches, révèle-toi viril,
Chaque millimètre de notre peau, se touche, se découvre, c'est pur.
Pur désir que l'on consumme lentement, dans l'atre de nos fantasmes puérils.
L'exitation augmente à chaque acrobatie érotique, on se rassure.
Au creux de mes lèvres, le secret de ma féminité,
par la douceur de tes baisers, fait fondre mon être,
Enivrée par le goût de ton sexe, qui s'anime à chaque bouchée,
Jouissance mortelle et conquise à deux, le soupir d'un femme sans paraître.

Petite Annonce


Terroriste en mal d'amour,
cherche amant dynamite,
pour explosion sexuelle sans détours,
et d'une passion nouer sans limites.
Incendiaire au grand caractère,
brûle de découvrir un tempérament de feu,
afin d'attiser ses ardeurs rouges comme du fer
ou de former un couple pyromane et joyeux.
Débauché(e) sensuel(lle) et lippu(e)
jouit de vous annoncer une orgie de plaisirs
dans l'intimité d'un sofa, le temps s'est perdu
depuis qu'il (elle) a goûté(e) la goutellette du désir.
Poête sans talent ni imagination,
vous écrira dans le dos des rimes sordides
ou vous chuchotera à l'oreille son admiration
inspiré(e) par une muse au coeur apatride.

Prisme Matinal


Une douce torpeur embrasait nos sens
Matin après matin, les joues se frôlaient légèrement
Témoins de ces élans du coeur quelques bâtonnets d'encens
Dont le parfum enveloppait le secret tendrement.
C'était un homme sans détours,
Qui cachait sa timidité et se jouait des préjugés,
Comme animé par l'orée du jour
Il me quittait dans un dernier baiser.
De nos escapades philosophiques, de nos rires complices,
La lumière du jour effaçait toute trace.
De nos mystiques enguelades, de nos délices dires et supplices,
L'amour altière masquait la crasse.
Que sous les cendres, quelques flammes agonisaient,
Pour les pourfendre, quelques larmes suffisaient,
Pour nous défendre, les lâmes s'affutaient.
Et à nous entendre, les charmes se brisaient.

Ness


Une lumière noire, Une note d'espoir,
Une musique silencieuse, Un silence musical,
Terre amie, engendre en son seing l'incroyable mystère.
L'alchimie de nos sens en éveil et les larmes de nos coeurs de moire.
Tu n'es qu'un homme, ta sève se déposera sur mes lèvres pales,
Il ne me suffira pour te plaire de sortir mes charmes sincères.
Un coup de foudre sentimental s'offrira à nos grimoires,
Poussiéreux autels de notre jouissance fatale.
Evadons-nous ensemble, écrire une poésie éternelle dans la clairière,
Oasis de nos destinées, tous deux prompt à s'émouvoir,
Si proches et si différents, que la fleur et son pétale,
avides d'une pluie fine qui, après l'orage, nous libère.

Trahison


Graveé dans la pierre, dessinée dans le sable, écrite dans un journal,
Ta trahison n'attendait que la vérité d'un instant au firmament, Aïe !
Ce soir là, des bougies et de l'encens,
Un gigot d'agneau rôti, et une bouteille de vin provençal,
attendaient nos retrouvailles
Le coeur léger, je fredonnait une chanson d'amour en dansant,
De ce soir d'été, où à ma porte, ton coeur s'était livré, à notre passion vénale,
le chemin parcouru de notre amour avait pourtant une faille
Ou plutôt une abîme, qui déchira nos songes, otant à notre histoire son sens,
tu m'as menti, et nous a trahis sans l'ombre d'un remords, glacial,
Vivre un nouvel amour t'était interdit, tu le savais canaille,
Une femme et un enfant t'attendaient chaque soir, égoïste et cassant,
Tu préfèrais me séduire, m'aimer jusqu'à la lie, grisé par nos bacchanales ,
Tu préférais nous mentir, nous détruire la vie, une vraie pagaille,
Pardonne-moi, amour, de ne plus aimer un mythomane harassant.
Les hommes infidèles courrent d'une femme à l'autre, c'est si banal,
Que je n'ai pas vu arriver ce charmeur rusé dans la bataille,
Tout est mort ce soir là, le temps d'un sourire de nos espoirs naissants
.

Chimères

Que d'un matin s'éveille
Que d'un éveil ce calin
Que d'un calin s'émerveille
Que de merveilles sans fin
Que d'une fin sans pareille
Que du pareil au même une main
Qu'une caresse d'une main de vermeil
Que d'un vermeil rouge en chemin
Que du chemin de l'amour veille
Que la veille du lendemain
Que demain se réveille
A deux le réveil du matin
Que d'un matin, l'espoir s'éveille
Que d'un éveil d'amour ce calin
Souffle au creux de mon oreille
Qu'il scelle nos coeurs coquins

Le pardon

Pardonnez-moi Monsieur de vous trouver si séduisant,
Même s'il n'en déplait à nos conjoints et amants.
Pardonnez-moi Monsieur de vous envoyer ce souriredénué de lendemain,
juste certi de l'aurore du désir.
Pardonnez-moi Monsieur il faut me comprendre tant pis,
Si je ne suis qu'une ombre dans votre vie
Pardonnez-moi Monsieur un jour vous saurez
tout ce qui me tracasse et vous sourirez.

AMA


Quand s'entremèlent les fils de notre destinée,
Quand vacillent les lueurs de notre lucidité,
Enfin se libère notre instinct fatal
qui nous détache de nos inhibitions banales
Cet assoiffement de l'autre, un spasme,
Cet assouvissement de nos fantasmes
Dans le secret d'une alcove
Alors seul le sceau du secret sauve
Cromagnon, nous retrouvons
Et Apollon nous délivrons
Libérés et compromis, nos esprits
S'unissent et divaguent dans la nuit
Complice, et nos corps s'enivrent de délices
Ce qui s'offre à nous
nous a déjà été offert
Une passion bridée par les remords
Et les cendres d'un amour déjà consummé
Souviens-toi de deux fous,
Fous à lier, liés hier,
Cette compromission sanctifiée par nos corps
déjà oubliée dans les touments d'un été
Ama, Amor, Aima
Ton ombre tachant mon coeur
Ton regard visitant mes nuits
Ton corps tremblant de bonheur
Et ton sourire séduisant une amie

Amants


Déchirée corps et âme, nos coeurs passionnés
Trahissent notre vertu, coupables d'aimer
Sans nos sentiments modérer, nos corps échus
Ca et là dans des océans de plaisir, il m'éffleure la paume
Et se déchaînent des torrents de désir, une femme et un homme
Unis dans la luxure, soumis au plus grand secret
songent à leur bonheur pur, taisent l'avenir indiscret
Elle survit à ces sensations démesurées qui l'assaillent
Amour, culpabilité, peur, tristesse...violamment
Elle périt solitaire, une fois finie la bataille
Amant, coupable, lueur, tendresse... passionement
Tes yeux intrigués, le parfum subtil de ta peau
Ton sourire à croquer, la douceur de tes caresses dans le creux de mon dos,
Je m'enivre de toi à chacune de nos rencontres
Et désespère de sentiments que j'éprouve à ton encontre
Jamais je ne te nommerai : chéri, le feu risquerait d'en mourir
A cause de lui, nos jeux sont interdits, et jaunis nos nombreux fous rires
Une pointe douloureuse, à point nommé, nous hante et nous persécute
En attendant que cette odeur de brûlé, cette rumeur endiablée
Ne se répande en une mare rouge sang, le souvenir de ces nuits d'été
Nous appartient pour l'éternité, avant que le temps rageur, sa tache n'exécute.

Esclave de l'amour



Esclave de l'amour,
Ta peau était douce, ton regard fuyant.
Une caresse d'eau douce, dans ce soir tressaillant.
Assaillie par un désir, éveillé par ta fragilité,
Ton coeur d'enfant mis à nu sous tes airs de Don Juan.
Parole après parole, tu m'as guidé vers cet autre, cet inconsolable.
Esclave de l'amour,
Le goût de la vie, de celle que tu renies.
Ne te rapportera pas la candeur de tes premiers sentiments.
Ne brisera jamais les chaînes de l'amour.
Tu souffres tendre ami, des affres de l'ennemi,
Trop adorable, pour ressentir de la haine jusqu'au firmament.
Tu erres autour de celle pour qui dix années comptent autant qu'un jour.
Esclave de l'amour,
Tu te caches derrière un mur, dans des broussailles,
Tes lèvres de Sienne et tes pieds rieurs,
Feront sourire encore bien des femmes volages.
Avant que la profondeur de ton indifférence ne les assaille.
Cruelles victimes de la cruauté d'une femme à l'instinct tueur,
Qui, jusqu'au plus profond de ton repos, a pris ton coeur en otage.
Esclave de l'amour,
Brise tes chaînes, je t'en prie.
Avant qu'il ne soit trop tard, Crie !
Avant que sous les cendres de l'enfer, ton esprit carbonisé
Ait perdu le sens d'aimer.
Je t'offrirai des ailes, pour que tu deviennes un ange.
Et deviendrai ta sentinelle, jusqu’à ce que chante dans ton cœur une mésange.


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